Coudre ensemble un soutien-gorge : assembler la bande et les bonnets


L’étape d’aujourd’hui du pas à pas du montage du Boylston sera l’assemblage des bonnets à la bande. Cela demandera beaucoup de précision dans la couture. On se détend et on y va 🙂

La couture se fait au point droit, longueur classique à 2,5 mm.

 

10.Endroit contre endroit en faisant coïncider les repères et les lignes de couture, piquer les bonnets sur la bande. Crantez les courbes.

Ici, les repères à faire tomber face à face sont au nombre de 5. En faisant le tour du bonnet depuis le milieu du soutien-gorge :

  • le haut du bonnet doit coïncider avec le haut du pont
  • la couture entre le haut du bonnet et le bas doit coïncider avec le petit repère dessiné sur le pont
  • la couture entre les deux demi-bonnets bas doit s’aligner avec la couture entre le pont et la bande
  • la couture entre le haut du bonnet et le bas doit coïncider avec le petit repère dessiné sur la bande
  • le haut du bonnet s’aligne avec le haut de la bande (arrivé là, si ce n’est pas parfait, on peut rectifier après couture d’un petit coup de ciseaux)

1603-B31

 

La couture se fait endroit contre endroit, très lentement, et surtout sans tirer sur les tissus. Il faut bien penser à respecter la marge de couture à 0,6 cm.

Il est assez difficile de gérer à la fois les 4 épaisseurs bâties deux par deux, sans qu’aucune ne fasse le moindre pli dans les courbes.

Je guide lentement à la main en me basant sur les repères, que j’aligne un par un :

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Je préfère ne pas utiliser d’épingles, car je trouve qu’elles « bloquent » le mouvement du tissu et favorisent l’apparition de plis. Ce n’est pas une règle : à chacun de trouver comment il est le plus à l’aise.

Contrairement aux instructions, je ne crante pas les courbes. Je présume que cela rendrait l’adaptation d’une courbe à l’autre plus facile, mais sur des marges de couture déjà réduites et un tissu fragile, je préfère laisser en l’état que risquer des découpes supplémentaires. C’est mon choix, je vous laisse réfléchir / essayer et faire le votre. Si vous êtes sur votre premier soutien-gorge, souvenez-vous que c’est avant tout un prototype pour valider le patron, la taille et identifier les ajustements à faire. Vous pouvez essayer des méthodes différentes sur les deux bonnets  🙂

Mon résultat est passable :

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Mais il y a des imprécisions, de petits plis :

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Si c’était un modèle soigné, je reprendrais cette couture pour que les lignes soient bien alignées et éliminer les plis. Pour ce modèle d’essai afin de voir comment me va ce patron, je laisse comme ça (d’autant que ce tissu est difficile à découdre sans l’abimer).

 

11. Mesurer la longueur de gaine à armatures nécessaire en la plaçant le long des marges de couture du côté, le long du bonnet. Ajouter environ 2,5 cm de chaque côté pour faciliter les manipulations. Couper deux morceaux de gaine à cette longueur.

1603-B35

Personnellement, je préfère coudre directement avec deux ou trois mètres de gaine, et la couper à la fin de la couture. J’ai moins l’impression de gaspiller 5 cm par-ci par-là.

Pour rappel, la gaine est un tube creux dans lequel on pourra ensuite glisser les armatures :

1601-Tube du tunnel à baleines

 

12. Fixer la gaine à armatures au soutien-gorge avec le côté velouté du côté du bonnet, sur les surplus de couture entre le bonnet et les côtés. Faire coïncider la courbure de la gaine avec celle des surplus de couture. Coudre directement sur les points cousus sur la gaine, en l’alignant avec la ligne de couture entre les bonnets et les côtés ; étirer doucement. Au milieu du soutien-gorge, coudre la gaine tout du long jusqu’à l’extrémité haute du bonnet. Sous le bras, s’arrêter 2 cm avant le haut du soutien gorge (2,5 cm pour les bonnets D et DD).

Le point un peu délicat. La gaine doit être fixée sur les surplus de couture entre les bonnets et la bande. Elle est posée du côté du bonnet.

1604-PInup Partial bandUne parenthèse : le Boylston est un soutien-gorge à bande complète, la bande fait tout le tour du corps et passe sous les bonnets. La gaine est posée sur les surplus côté bonnet, elle sera ensuite surpiquée à l’extérieur des bonnets, sur la bande (les surplus seront cachés entre la gaine et la bande).

Sur un soutien-gorge sans bande comme le Pin-Up « Sharon »ci-contre, la gaine est posée sur le surplus à l’extérieur du bonnet, pour être piquée sur les bonnets. Ainsi, les surplus seront entre la gaine et les bonnets. 

 

Fermons la parenthèse, retour à la couture. Je présente devant la machine les surplus, dans la même position que pour coudre les bonnets à la bande, le bonnet sur le dessus (on voit ici l’intérieur du bonnet, donc le voile en nylon) :

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Puis j’ajoute la gaine :

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Je pique avec le pied à surpiqure, qui me permet d’être régulière par rapport au bord de la gaine. Je positionne le bord de la gaine par rapport à la ligne de couture entre le bonnet et la bande.

 

Je fais quelques points arrière au début et à la fin pour sécuriser la couture. Je n’oublie surtout pas de laisser libre les derniers 2,5 cm environ sur les côtés du soutien-gorge :

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A noter que cela permettra de placer les élastiques. Sur les modèles où il y a aussi un élastique à l’encolure (par exemple le Pin Up Classic), il ne faut pas courre la gaine jusqu’à l’extrémité au milieu non plus.

 

A bientôt pour les élastiques en question  😉

Avant ça, une petite pause d’un jour ou deux… Où en êtes-vous ? Vous avez suivi ? Contents de votre résultat ?

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  1. Ah voilà… ça se complique !
    Je n’ai pas encore assemblé ma bande, je vais essayer de faire ça ce soir, ainsi que cette étape. On verra comment je m’en sors ! 🙂

    • Courage, c’est une étape impressionnante, mais il suffit d’y aller tranquillement.
      Après tout, ce n’est qu’une couture d’assemblage par bonnet, plus une couture de pose de gaine sur les surplus. Un aussi long post pour 4 lignes de couture au point droit 🙂
      Prends ton temps, ça va se faire.
      (d’ailleurs moi aussi je prends mon temps, pour préparer les articles sur les élastiques).

  2. L’étape la plus technique et la plus difficile pour moi, mais également celle où le projet commence vraiment à ressembler à quelque chose 🙂