Coudre ensemble un soutien-gorge : découpe des pièces en tissu


Deuxième étape de notre « coudre ensemble un soutien-gorge » : nous allons à présent découper les pièces en tissu. Rien de bien sorcier, voici comment je m’y prends. Peut-être que certains des trucs que j’ai glanés vous seront utiles.

 

Première étape de la découpe des pièces : la bande dos en powernet.

 

Le powernet est un peu spécial. Il n’a ni endroit ni envers, mais un sens d’étirement à bien trouver. Le powernet a un aspect de tissu ajouré, sous forme de petits rectangles :

1603-Powernet

 

Si on l’étire dans le mauvais sens, les trous se déforment et s’arrondissent :

1603-POwernet mal étiré

En revanche, étiré dans le sens des rectangles, le powernet garde sa forme :

1603-Powernet bien étiré

J’ai dessiné une flèche au stylo effaçable, sur le powernet, pour bien avoir le sens d’étirement. Cela m’évite toute erreur lors du report du patron.

 

Pour bien placer la pièce papier, je la plie en deux sur le repère d’étirement (« stretch » ou « DOGS » ou « DEXE »). J’aligne le pli avec les traits du tissu, puis je la déplie en tenant. La flèche placée sur le tissu est bien dans le même sens que celle du patron  😉

1603-Placer bande 1603-Placer bande 2

 

Je reporte également le contour des pièces au feutre effaçable. De préférence une couleur plutôt discrète, mais pour plus de visibilité j’ai choisi aujourd’hui un contraste élevé.

Ma bande dos est taillée 4 fois, pour être mise en double. Cela n’est pas obligatoire, c’est juste un choix de ma part pour plus de soutien car j’utilise un powernet léger.

1603-Bande dessinnée

Voilà, plus qu’à découper aux ciseaux. Je rappelle que les marges de couture sont incluses, on découpe selon le bord des pièces papier.

Vous pouvez aussi le faire directement au cutter rotatif sur un support adapté. Attention, vu la taille des pièces et les courbes, il vaut mieux un petit diamètre (18 ou 24 mm).

 

Je fais pareil avec le tissu, ici un satin crêpe polyester. C’est loin du tissu idéal question matières naturelles, mais pour un essai soutien-gorge je l’apprécie. Il donne un joli look brillant pour pas cher.

1603-Pièces en satin

Je ne le plie pas en deux ; je reporte chaque pièce deux fois, le papier une fois sur l’endroit une sur l’envers, pour chercher le placement le plus économique sur mon coupon.

Mon illustration n’est pas l’idéale : normalement, il aurait également fallu repérer le sens de plus grande extensibilité et le noter par une flèche sur le tissu pour placer les pièces, comme je l’ai fait pour le powernet. Cela permet de bien positionner chaque pièce selon la direction d’extensibilité du tissu.

Dans mon cas, le tissu est stable, aucune extensibilité. J’ai fait les bonnets en biais pour essayer : choix personnel, ce n’est aucunement un impératif sur ce modèle. En fait, travaillant du satin, je me complique la vie en le coupant dans le biais, car cela va le rendre encore plus souple et glissant… Disons que les défis permettent de progresser. Si c’est votre premier, je vous recommande d’éviter de travailler dans le biais  😉

 

 

Tous les repères sont faits au feutre. J’évite de faire des entailles ou crans, car les marges de couture sont réduites, et cela les fragiliserait.

Avant de découper, il me reste à faire une marque sur chaque pièce pour indiquer l’envers pour éviter les confusions. Ce peut être une croix dans la marge de couture, une gommette… A chacun de choisir selon ses préférences et son tissu.  J’opte pour un trait à la craie à tissu sur l’envers.

 

1603-Pièces Boylston

Pour le Boylston, les pièces sont à découper comme suit :

  1. – Haut du bonnet => 2 en tissu + 2 en doublure
  2. – Bande dorsale => 2 en powernet
  3. – Bas du bonnet, côté intérieur=> 2 en tissu + 2 en doublure
  4. – Bas du bonnet, côté extérieur => 2 en tissu + 2 en doublure
  5. – Côté => 2 en tissu
  6. – Pont (partie centrale) => 1 en tissu + 1 en doublure
  7. – Bretelle => 2 en tissu

 

Je reprends les pièces à prévoir en doublure, et je les coupe dans un voile de nylon pour la doublure.

 

Enfin, une fois tout coupé, je positionne mes pièces comme elles seront cousues pour visualiser si j’ai tout, et si la symétrie est bien respectée :

1603-B1

Voilà un bon morceau de fait, nous allons pouvoir attaquer la couture ! A bientôt pour la suite.

 

Leave a comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Hello !
    Bon je viens de finir de couper mes pièces, et je m’aperçois que je n’ai pas coupé les pièces en doublure… J’ai suivi les explications du Shelley et elles ne mentionnent pas de doublure. Je crois que pour le premier je vais m’en passer… Qu’en penses tu ?
    Sinon j’ai publié un article sur mon blog pour retracer chaque étape de mon aventure dans le monde de la lingerie ! 🙂
    A bientôt

    • Bonjour,
      Je suis passée voir ton article, c’est super ! Je te remercie beaucoup, ça me fait vraiment plaisir de savoir que je t’ai aidée à trouver le déclic 🙂
      Pour le Shelley, je suis en train d’en monter un pour une amie (j’ai mis une photo sur Instagram), je l’ai donc bien en tête. C’est effectivement un modèle non doublé. Je pense que c’est un plus pour le confort et la longévité de le doubler, et il me semble avoir vu quelque part que la créatrice suggère de doubler la pièce « barre de soutien » pour plus de support en grande taille.
      MAIS pour ton premier, ça ne vaut pas le coup. J’ai choisi de doubler celui que je fais, c’est un peu le casse-tête pour ajouter la doublure aux différentes étapes. Ca rajoute de la complexité, pas utile la première fois.
      Si le modèle te plait, après le premier essai et les éventuels ajustements, tu pourras te poser la question de la doublure, mais à mon avis ça ne vaut pas le coup pour l’instant 😉

      Pour la prochaine étape, le montage du Shelley utilise les même techniques que le Boylston (on pique, on surpique). Mais fais bien attention à l’ordre de montage des pièces.
      Et avant d’attaquer ton bonnet, il faut préparer la pièce du bonnet haut en mettant un ruban de renfort en haut. Il me semble que tu as utilisé la dentelle du kit, elle n’a pas de feston. Il faudra donc que tu lui fasses une finition en haut (le Shelley est plutôt prévu pour une dentelle avec feston).

      • Merci pour ces précisions ! En fait non je n’ai pas utilisé la dentelle du kit, je la garde pour un prochain, mais une dentelle que j’avais en stock, qui est écru, et qui allait bien avec. En effet elle n’a pas de feston, il va falloir que je vois comment je la fini, peut être avec un petit ruban à cheval… Et c’est bien ce que je pensais pour la doublure, je vais faire sans pour le premier… pas trop de difficultés à la fois ! 🙂