Avis cours Craftsy : Sewing bras, construction & fit


Toujours dans ma volonté de comprendre la confection de lingerie, j’ai acheté un cours sur craftsy : « Sewing bras, construction & fit », par Beverly Johnson.

Tout le cours est en anglais (désolée, j’aurais aussi préféré faire un avis sur un cours en français). Mais Mme Johnson est très claire, prononce bien et il est possible d’afficher le texte de ses paroles en anglais, ça aide à suivre. Pour ceux qui ne connaissent pas craftsy, il y a un groupe dédié sur Thread & Needles qui explique tout.

Je précise tout de suite, cette « Bervely Johnson » n’est pas l’actrice et mannequin !

BeverlyLa prof est une pointure, des années d’expérience de l’enseignement de la confection en soutien-gorge, elle a écrit un livre de référence, tient un blog historique sur le sujet, et est la fondatrice du magasin bra-makers supply.   J’oubliais presque : elle a sa propre ligne de patrons de sous-vêtements, intitulée « pin up ». Son pseudo : « la bonne fée du soutien-gorge ».

Fin de la publicité, du moins ici, parce que dans le cours on frise le subliminal. Elle cite d’autres patrons, et conseille comment les choisir. Mais durant tout le cours elle utilise un des siens, avec des tissus provenant de sa boutique.

 

sewing bras

De quoi parle le cours ? En gros, il y a quatre grands thèmes, sur la couture du soutien-gorge, version débutant :

  1. Choisir son patron et son matériel : Mme Johnson nous conseille sur les tissu, les élastiques, les patrons. Elle recommande de commencer pas le modèle de base, avec bande complète sous les bonnets.

Chaque élément est abordé clairement, avec les critères à prendre en compte pour les achats (tissu stretch ou non, quel genre d’élastique, …). Je ne suis pas sûre qu’elle m’ait indiqué beaucoup plus que ce que j’ai pu glané sur le net, mais c’est concentré en un seul lieu, avec une bonne approche pédagogique. Elle précise aussi ce qui est techniquement incontournable (par exemple l’élasticité de la bande dos) et ce sur quoi on peut lâcher la bride à la créativité.

Elle se place au niveau d’une débutante. Quelqu’un qui n’a jamais disséqué un soutien-gorge risque de trouver le rythme un peu élevé, mais comprendra. Par contre si vous en avez plusieurs satisfaisants à votre actif, je doute que vous trouviez des informations pour aller plus loin dans cette partie.

 

2. Coudre son soutien-gorge d’essai : pour essayer un patron de soutien-gorge, il faut construire un prototype entièrement, élastiques et bretelles inclus. Le cours suit pas à pas la prof en train de le coudre. Les images sont claires, les commentaires précis sur la façon de faire.

Cette partie du cours m’a énormément apporté. Je sais désormais quoi faire, et dans la majorité des cas à peu près pourquoi. Seul bémol : elle utilise son patron, qui est « full band » avec des bretelles en tissu. Il faudra adapter le mode de construction à d’autres modèles, ceci n’est pas expliqué.

Elle privilégie des montages inspirés de la confection industrielle, c’est-à-dire avec très peu d’épingles. Ca me va, mais chacun ses goûts.

Je m’y suis mise peu après le cours, et le montage m’a paru aisé.

1601-bonnets montés sur bande

Avant d’attaquer les élastiques…

3. Ajuster le patron selon ses besoins : c’est la partie qui m’a le moins accrochée. Beverly Johnson explique rapidement ce qu’est un soutien-gorge bien ajusté, puis elle prend point par point les problèmes qu’on peut rencontrer et la solution.

Ca ressemble principalement à : « si vous avez mal ici, voici comment ajouter un peu de tissu à cet endroit » *démonstration sur le patron papier* ; « si ça baille là, voici comment faire une pince » *démonstration sur le patron papier*. C’est efficace et clair, mais j’ai été un peu frustrée de ne la voir faire aucun ajustement sur modèle réel. Le soutien-gorge est sur le mannequin, elle montre la zone à ajuster, et précise en gros que « on sent si son soutien-gorge est mal ajusté« . C’est peut-être vrai quand on a l’habitude de porter des soutien-gorges sur mesures depuis des années, mais je ne me reconnais pas dans cet aphorisme.

Au passage, elle indique qu’on ne peut rien faire à part recommencer de zéro si les bonnets ne sont pas à la bonne taille.

4. Embellir son soutien-gorge final : une fois le modèle de base fait et le patron corrigé pour l’ajuster à notre taille, vient le moment de fabriquer son ou même ses soutien-gorge(s). Pas mal de dentelle au programme, avec des trucs et astuces pour la découper la coudre. Egalement des idées d’inspiration pour la transformation du modèle de base.

 

Je reconnais que ma liste de points en couleur fait très scolaire, mais je suis retournée à l’école avec ce cours. J’ai même pris plein de notes dans un grand cahier à carreaux :

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Voilà, j’ai de quoi retourner à la pratique ! Et vous, vous utilisez craftsy ? Ou vous attendez la sortie d’une plate-forme francophone ? Si vous en connaissez une sur les dessous, n’hésitez pas à me la signaler dans les commentaires pour que j’y courre !

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  1. Bonjour, merci pour ta revue très intéressante ! Pour ma part, j’ai testé une autre méthode avec un cours en français. J’ai réussi à retoucher les bonnets. Comme pour un vêtement j’ai fait un essayage et épinglé le surplus à reprendre. Si cela peut t’être utile je l’explique ici:
    http://labobine.over-blog.com/2014/10/la-lingerie-sur-mesure-pour-progresser-en-couture-2.html
    et le résultat terminé ici:
    http://labobine.over-blog.com/2014/10/la-lingerie-sur-mesure-pour-progresser-en-couture-1.html
    A bientôt !