Présentation tissu : le softshell


Sortons un peu du monde délicat des dessous, pour aller faire un tour dans la réalité, là où il fait froid, il pleut et il y a du vent. 

Suite à une commande familiale de parkas (un modèle qui plait beaucoup par chez moi), je me suis demandé quel serait le meilleur tissu. J’avais déjà essayé le coton enduit et le pul, avec des résultats plus que corrects, mais plutôt légers, à réserver à la demie-saison.

Cahier des charges hivernal : imperméable, coupe-vent, chaud…

 

Réponse : le softshell. Rien de naturel là-dedans, mais mieux que du synthétique : du technique !

Softshell : en anglais « carapace molle », je n’ai pas trouvé de terme français.

En réalité, ce n’est pas ça :

Trop mignon !

 

Mais plutôt ça :

Parka Décathlon en softshell, modèle « Tribord »

 

 

Très courant dans le prêt-à-porter pour les vêtements de sport, le softshell fait une apparition timide dans les tissus vendus au mètre. Pour plus de détails sur les tissus techniques et leur utilité en conditions extrêmes, je vous invite à lire cet article du site randonnée-malin.

 

En résumé, le softshell est un tissu imperméable, chaud et respirant (ce qui signifie qu’il permet l’évacuation de l’humidité due à la transpiration). A l’extérieur, c’est un imperméable assez dense, à l’intérieur une polaire, et entre les deux il y a une membrane coupe-vent.

 

C’est facile à coudre. Le seul point délicat tient aux épaisseurs. Le tissu fait 3 mm d’épaisseur, donc avec les surplus + la fermeture éclair + la parementure, j’en ai un peu bavé pour finir de placer le rabat coupe-vent par-dessus tout ça.

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Bon, c’est pas parfait, ça pourrait même être franchement mieux à l’intérieur, mais à part moi personne ne le remarquera. D’autant que c’est beaucoup plus joli à l’extérieur, là où c’est visible. Et malgré son épaisseur, ce tissu réagit bien à la coulisse élastiquée :

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Le softshell ne s’effiloche pas : pas besoin de surfiler ou de doubler.

J’ai choisi de surpiquer pour le style et la solidité. Ca présente aussi l’avantage d’empêcher les surplus de bouger.

Coin poche et surpiqure à l’extérieur

Surpiqure à l’intérieur (côté polaire)

Du fait de l’intérieur en polaire, ce tissu est plutôt « accrochant ». J’ai donc choisi de doubler l’intérieur pour plus de facilité à enfiler la parka.

Enfin, les trous de l’aiguille diminuent l’étanchéité du tissu. Donc pas d’épinglage… Mais c’est un tissu qui glisse peu, facile à guider à la main sous le pied de la machine. Dans l’idéal, il faut utiliser un fil à coudre hydrophobe, mais attention au porte-monnaie 🙁

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Cette parenthèse « réchauffante » étant terminée, je vais pouvoir me déshabiller pour poursuivre sur la lingerie ! Je reviens demain avec un article sur la taille des soutien-gorge 🙂

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  1. merci pour ces informations et conseils. Je trouve ce tissu agréable au toucher et certainement pratique à l’usage. Je pensais me faire une cape mais pensez vous qu’il faille que je fasse des ourlets ou bien peut on laisser ce tissu tel quel ?

    • Bonjour,
      Pour avoir fait un ourlet sur du softshell, l’épaisseur est compliqué dans la manipulation et dans le résultat.
      Je pense que ce tissu peut rester à cru sans risque de s’effilocher. Mais il s’agit d’un article composé de plusieurs épaisseurs, avec un collage entre elles. Ca ne me poserait pas de problème de les laisser à cru à l’intérieur. Avec le frottement, il y a peut-être un risque que les épaisseurs se détachent les unes des autres sur le bord de la cape…
      Je ne sais pas vraiment quoi répondre. Peut-être une piqure de soutien le long du bord, ou un biais posé à cheval ?